L’alliance T1**, James Michener (Points, 821 p)
Du déclin de la cité de Zimbabwe (XVème) jusqu’en 1840 environ, James Michener refait revivre sous une forme romanesque les différentes ethnies de l’Afrique du Sud. Il retrace les différentes vagues d’immigration, les mouvements de populations et les conflits qui ont dessiné le pays actuel en s’intéressant plus particulièrement aux Boers et aux Trekboers, ces intrépides fermiers hollandais situés aux frontières.
Le style agréable allié à une connaissance très pointue de l’histoire du pays (on peut regretter par contre l’absence de citation des sources) donnent au livre tout son intérêt. Le point faible se situe plus dans le choix de narration : étalée sur plusieurs siècles, elle force l’auteur à changer de personnages tous les chapitres. Si certains sont passionnants, d’autres paraissent longuets, en particulier ceux concernant la vie des boers sédentaires, hommes rudes et illettrés dont le quotidien monotone crée un passage à vide important dans le centre de l’ouvrage.
Les deux cent dernières pages, captivantes, annoncent les prémices de la « Guerre des Boers ».




Curieux hasard que de découvrir, à la suite de « La chorale des maîtres-bouchers » dont le récit débutait lors du retour d’un tireur d’élite allemand de la guerre 14-18, le quotidien de cette même guerre pour deux jeunes guerriers Cree, tireurs d’élites dans le camp opposé (canadien).
Cette très belle écriture happe immédiatement et fait traverser sans à-coups toute la période d’entre-deux guerres dans une petite ville des grandes plaines américaines. Sans être lisse, cet entremêlement de vies souffre pourtant d’un léger manque de rythme, peine à éveiller pleinement nos émotions. On finit par se demander où tout cela nous emmène.
Ce journal d’une jeune écossaise qui part en Chine pour épouser un anglais qu’elle connait à peine dégage un parfum d’exotisme très plaisant.
Une intrigue banale, des personnages pitoyables, comment ce policier a t-il pu devenir un classique ?