Oscar et la dame rose**, Eric-Emmanuel Schmitt
On pourrait facilement faire des reproches à cet ouvrage, en particulier sur la forme : Oscar, 9 ans, ne s’exprime absolument pas comme un enfant et sa façon d’aborder les choses sent l’adulte déguisé à plein nez.
Je préfère rendre mérite à l’auteur d’avoir osé aborder un sujet sensible : le malaise actuel de notre société face à la mort, et de l’avoir pris de front avec ce récit de la fin de vie d’un enfant atteint d’une maladie incurable.
Dans une société qui a choisi depuis deux générations d’exclure la mort et l’extrême vieillesse du champ social, la solitude d’Oscar interpelle. L’auteur rend parfaitement l’embarras des soignants comme le trouble des parents, interprété fort justement par l’enfant comme de la lâcheté face à cette évidence : il va mourir, pourquoi personne n’a-t-il le courage de lui dire et de l’accompagner véritablement dans cette tâche difficile ?
Cette histoire, mal écrite mais bien conduite, fonctionne finalement.






Le premier livre de Philippe Claudel que j’ai cherché à lire
Catherine Millet, directrice de la revue d’art Art Press, très connue du milieu parisien, fait son « coming out » en racontant l’ensemble de ses expériences sexuelles, en 4 chapitres thématiques.
Quel gâchis, mais quel gâchis !
Décapant récit d’une enfance passée au milieu de grands alcooliques. Avec beaucoup d’humour et un zeste d’indulgence, Dimitri Verhulst évoque cette vie libre, mortifère et chaleureuse. Nostalgie d’un expatrié envers son milieu d’origine, où il ne peut, ni ne veut revenir, mais qui regrette la part d’enfance et de fraternité perdues.


Un grand succès de librairie de 2007, porté par les libraires et le bouche à oreille.









