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La 5ème de couv
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5 septembre 2012

Une bonne épouse indienne*, Anne Chérian. (Folio 500p )

Une histoire d’amour (aïe, je dévoile la fin !) sur la base d’un mariage arrangé entre une indienne « pur jus » et un indien converti à la culture américaine. Pas de surprise dans le scénario, mais un regard intéressant sur les coutumes indiennes et sur la difficulté de trouver un mari pour ces femmes. Nous ne sommes qu’à un pas des romans anglais type Jane Austen.

 Agréable.

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30 août 2012

Les mains de Bianca (nouvelle – 10 pages) Théodore Sturgeon – ed. Omnibus

 Une nouvelle sans égale à mes yeux, concise et puissante.

Ecrite en trois heures par Théodore Sturgeon qui cherchait à se libérer de ce texte qui l’obnubilait, il n’a pu la faire paraître qu’au bout de 8 ans car elle horrifiait les critiques des magazines auxquels il l’avait envoyé. La nouvelle est un genre littéraire difficile, et Théodore Sturgeon montre là à quel point il est un grand auteur. On ne peut parler de ce texte court de 10 pages sans en dévoiler l’intrigue, je n’en dit pas plus.

 Extrait : Et ce fut là que pour la première fois elles se mirent réellement à l’observer avec attention. Il le ressentit jusqu’au tréfonds de son cœur ensorcelé. Les mains continuaient de se frotter l’une à l’autre, et cependant elles étaient parfaitement consciente de sa présence, elles percevaient son désir.

30 août 2012

Le monde vert – Brian Adlis (Folio SF/ Gallimard)

De la pure SF : un monde complètement réinventé, totalement végétal et hostile dans lequel cherche à survivre un groupe d’enfant. C’est un classique qui a été récompensé par le Prix Hugo en 1962. 

Pour ma part, je n’ai pas accroché. Ce type d’ouvrage représente pour moi la mauvaise part de la SF, celle qui décourage les néophytes de s’y mettre : un monde totalement inventé, des nouveaux termes toutes les deux phrases, et derrière toute cette nouveauté factice, peu d’idées nouvelles.  Même si la fin s’améliore un peu, cela ne mérite pas le détour.

30 décembre 2013

Dans le silence du vent*, Louise Erdrich (Albin Michel, 462p)

Si ce livre apporte un éclairage intéressant sur la vie indienne et les carences de la justice dans les réserves américaines, il souffre d’un cruel manque de rythme. Les descriptions sans intérêt abondent, tous les repas pris par le héros sont détaillés inutilement (son oncle lui met trois feuilles de laitue Iceberg dans son sandwich…) et, plus gênant, l’élégance de style qui faisait le charme de « La Chorale des Maîtres bouchers » a disparu, au point qu’on pourrait le croire écrit par un autre auteur. 

On peut regretter que la forme ne suive pas plus le fond dans ce plaidoyer pour une meilleure justice pour les femmes indiennes, dont plus d’un tiers sera violé par des non-indiens, et ce, le plus souvent sans possibilité de recours légal du fait de l’imbroglio des lois les concernant. 

Une déception à la hauteur des espérances que je plaçais dans cet auteur.

12 septembre 2012

Les mémoires d’Hadrien***, Marguerite Yourcenar (Gallimard, 364 p)

Marguerite Yourcenar s’est imprégnée totalement de l’époque avant d’écrire cet ouvrage, resté en gestation plus d’une dizaine d’année. Le récit se présente sous la forme d’une lettre testamentaire qu’Hadrien laisse à son petit-fils par adoption, le futur empereur Marc-Aurèle. C’est le retour d’un homme d’état sur sa vie, ses actions, ses erreurs, ses regrets.
Le début (les 70 premières pages) n’est pas très engageant, voire rebutant, mais on se laisse prendre ensuite par ce récit très moderne, dans lequel l’auteur prête souvent sa sagesse au narrateur. On aimerait voir des écrits politiques de ce niveau dans les multiples essais qui fleurissent en librairie.

Très intéressant.

 Extrait:  « Notre grande erreur est d'essayer d'obtenir de chacun en particulier les vertus qu'il n'a pas, et de négliger de cultiver celles qu'il possède. »
« Il y a plus d’une sagesse, et toutes sont nécessaires au monde ; il n’est pas mauvais qu’elles alternent. »

 

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12 septembre 2012

Hypérion 1 et 2**** - Dan Simmons

 S’il ne fallait lire que deux œuvres de cet auteur, je vous conseillerai sans hésiter le cycle d’Hypérion (2 tomes) et L’échiquier du mal (2 tomes) qui sont de mon point de vue ses œuvres majeures. En comparaison ses romans policiers (Vengeance - Revanche  - L’épée de Darwin) sont d’un classicisme décevant (je sais que c’est un jugement sévère, mais Dan Simmons nous avait habitué à tellement mieux...)

Revenons à Hypérion : une fois l’univers présenté et le mystère mit en place (celui de la planète Hypérion qui défie les lois de la physique ordinaire), le roman se structure en sept récits racontés par des pèlerins qui dévoilent une partie de leur vie. C’est à la fois la force et la faiblesse du livre : au lieu de découvrir une seule histoire, on en découvre sept dont le point de convergence est le Gritch, être mystérieux et impitoyable.

 Résultat : un livre foisonnant, des narrations d’une grande force et d’une étonnante originalité, des moments exceptionnels. Tous les récits ne sont pas égaux en qualité, mais nous pouvons tous en trouver un ou deux qui nous frappent profondément.

 A contrario, cette construction peut gêner, ainsi que l’uniformité de style des récits, racontés par des personnalités très différentes mais présentés finalement de façon homogène. La fin ou plutôt la non-fin ? du livre, voulue car il se prolonge dans le  Cycle d’Endémion (deux tomes, avec lequel je n’ai pas du tout accroché)  peut aussi décevoir.

 Quoi qu’il en soit, il est impossible de passer à côté de cet ouvrage qui a profondément marqué la SF et qui s’est imposé immédiatement comme un classique. A ne pas manquer !

 

12 septembre 2012

Les rois maudits*** 6 Tomes, Maurice Druon (Poche – 1200 p environ)

Un grand classique des romans historiques que l’on dévore d’une traite. Se commençant à l’époque de Philippe le Bel à l’heure de la chute des Templiers, période trouble et passionnante, ce roman réunit tous les ingrédients des grandes sagas : trahison, poison, vengeance. Plus condensé et beaucoup plus rythmé que Fortunes de France de Robert Merle, c’est une introduction parfaite  aux romans historiques pour les lecteurs peu réguliers et tous ceux qui ne sont pas prêt à dépasser le cap des 1500 pages. Seul la dernière partie (le tome 7), complètement décalé du reste de l’oeuvre, déçoit et gâche un peu l’impression d’ensemble.

Excellent et facile d’accès.  

 

4 septembre 2012

La chambre des officiers**, Marc Dugain. (Pocket 172 p ) Prix des Libraires

Beaucoup de sensibilité et de délicatesse dans l’histoire de cet officier, qui se retrouve défiguré dès le début de la première guerre mondiale et qui va faire partie des fameuses « gueules cassées ». Le héros doit apprendre à se reconstruire physiquement puis à reconstruire son identité, en dépit de sa disgrâce physique.  A partir d’un sujet peu avenant, l’auteur accouche d’un livre rempli d’optimisme et d’humanité, une jolie réussite.

 Extrait : « Qu’est-ce qu’on va faire ?

Il eut un long silence avant de répondre :

-On va leur apprendre la gaieté.  »

  

2 septembre 2012

Pourquoi ce blog ?

Ami lecteur,

L’abondance des titres en librairie me décourage, et les 4ème de couverture me sont rarement utiles. Quand elles ne font pas le résumé de l’histoire en dévoilant l’intrigue, elles sont excessivement élogieuses.

D’où ce blog pour partager ma liste de lecture et, j'espère, recevoir des conseils.  J’y donne mon point de vue sur l’ouvrage en évitant de révéler l’histoire, j’indique le nombre de pages (ce qui vous permettra de savoir si vous en avez pour deux jours ou un mois), j’en livre parfois un extrait pour donner une idée du style de l’auteur. Pour certains auteurs, je ne critiquerai qu’un seul livre sur les 6 ou 7 que j’ai lu, en indiquant directement ma préférence.

Ce blog n’a pas d’autre ambition que de classer les ouvrages en fonction du plaisir ou du déplaisir que j’ai pris à les lire. Ma notation maximale est de 4 étoiles. Si dans les livres que j’ai aimé, vous reconnaissez ceux qui garnissent votre bibliothèque, peut-être aurez-vous envie de découvrir ceux que vous ne connaissez pas. Dans le cas contraire, ce blog sera pour vous une boussole qui indique le Sud : vous saurez au moins quel titre éviter…

 Si vous trouvez des correspondances avec vos goûts, merci de renvoyer l’ascenseur et de me conseiller pour les prochains titres.

 Bonne lecture !

1 novembre 2012

L'extrait du mois Dieu ? Mais alors, s’Il existe,

L'extrait du mois

Dieu ? Mais alors, s’Il existe, s’Il existe vraiment, qu’Il se cache. Qu’Il pose Ses deux mains sur Sa tête et qu’Il la courbe. Peut-être, comme nous l’apprenait jadis Peiper, que beaucoup d’hommes ne sont pas digne de Lui, mais aujourd’hui je sais aussi qu’Il n’est pas digne de la plupart d’entre nous, et que si la créature a pu engendrer l’horreur c’est uniquement parce que son Créateur lui en a soufflé la recette.  Philippe Claudel (Le rapport de Brodeck)   

2 février 2017

The gost Writer**/ L’homme de l’ombre, Robert Harris (Pocket, 379 p)

the_gost_writer

Intéressant pour sa plongée dans le travail de « nègre » et d’une lecture fluide, ce roman ne laisse toutefois pas de souvenir marquant une fois remis en bibliothèque.

Efficace, cependant pas le meilleur de cet auteur. 

24 février 2015

Mauvaises nouvelles***, Donald Westlake (Rivages Thriller, 278 p) trad. 2002

mauvaises_nouvellesDes personnages toujours aussi décontractés dans ce deuxième Westlake, et cette fois-ci la mayonnaise prend vraiment avec une intrigue malicieuse qui se finit de façon tout à fait crédible.

Un polar drôle et rythmé, très distrayant.

 

31 août 2015

Le mandarin Blanc** Jacques Baudouin (JC Lattes, 325p)

mandarin_blanc

Léger et agréable, une découverte plaisante des tentatives d'évangélisation de la Chine .

Un CD avec les enregistrements des musiques italiennes adaptées aux instruments chinois complète la découverte de l’univers du compositeur Téodorico Pedrini.

10 décembre 2013

Chamelle**** de Marc Durin-Valois (Livre de poche, 185 p)

chamelle

Court, magnifique, poignant.

Une fable cruelle dont on ne ressort pas indemne.

 

31 août 2015

Geisha*** Arthur Golden (Livre de Poche)

geisha

Une écriture fluide pour dépeindre un univers dépaysant et fascinant, bien loin des clichés habituels sur ce statut.

Le film tiré du livre est très fidèle à l’esprit de l’œuvre. 

Un très bon moment de lecture.

6 juillet 2013

Dans mes bagages...

 Pour mon départ en vacances, j'emmène les livres suivants :

bete_contre_les_mursmerditudepromesse

 

 

 

 

 

Critique à mon retour, à bientôt !

29 août 2013

Le facteur sonne toujours deux fois, James M. Cain (Folio Policier, 152 p)

facteur_sonne_deux_foisUne intrigue banale, des personnages pitoyables, comment ce policier a t-il pu devenir un classique ?

J’ai fini le livre sans pouvoir répondre à cette question.

8 septembre 2012

Maudit karma– David Safier– (Poche Presse de la cité)

maudit_karma Un beau succès de librairie pour une histoire qui ne vole pas très haut, et penche même parfois vers le grotesque. Avantage : vite lu car on peut sauter plusieurs phrases sans perdre le fil de l'histoire. A lire à la plage ou devant la télé. Ou a éviter simplement  si on est un peu exigeant.

  

 

29 mai 2014

Retour au pays, Rose Tremain (j'ai lu, 570 pages)

retour_au_pays

Le thème intéressant (les premiers mois de l’intégration d’un immigré à Londres) ne compense ni les longueurs du récit, ni le choix du héros, personnage mal dégrossi et peu attachant.

Evitable.

27 janvier 2013

Alex ** Pierre Lemaitre (Le Livre de poche 397 p)

alexPremier essai avec Pierre Lemaitre et je ne suis pas déçue. C’est prenant, original, bien ficelé. Le défaut : un contexte un peu glauque, âmes sensibles s’abstenir. Je pense faire un deuxième essai prochainement avec Robe de Marié du même auteur.

11 janvier 2014

Création d'une rubrique jeunesse pour les jeunes lecteurs (7/10 ans)....

....ou comment leur faire aimer la lecture.

10 janvier 2013

La citation du mois : La première chose à faire

La citation du mois :

La première chose à faire en janvier est de ne jamais employer le subjonctif à la suite de « après que ». La deuxième est de continuer. Il n’y a aucune raison sérieuse de retourner à une aberration. Alexandre Vialatte (Chronique des grands micmacs)

1 septembre 2012

La maison du sommeil Jonathan Coe (Gallimard - 459 pages) - Prix médicis 1998

Tout est dans le titre : soporifique. Je sais, c’est facile… mais vrai ! 

8 juillet 2014

La citation du mois : "Le hasard ne favorise que

La citation du mois  :  "Le hasard ne favorise que les esprits préparés."  (Louis Pasteur)

28 juillet 2013

"A quarante-quatre ans, j'en suis encore à rêver

"A quarante-quatre ans, j'en suis encore à rêver de quelque tendresse essentielle." Romain Gary, La promesse de l'aube.

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